Q 1 : Ze Astronaute est une métaphore sur la place du mime dans l’espace. Pouvez-vous déblatérer?
Une relecture nihiliste de 2001 l’odyssée de l’espace.
L’espace est en soit un non-lieu, puisque vide. Donc le mime est à sa place et en même temps, l’absence d’espace confère au mime une étonnante prise sur l’univers. Comme si le mime devenait Dieu devant l’infini du rien à remplir.
La double image existentialiste de l’homme et la possibilité de son évolution ratée, en mime.
Q 2 : Qu’aviez-vous mangé avant de tourner la scène du pet?
Croyez-le ou non, mais rien de spécial. Ma formation d’acteur, principalement mes années « Strasberg » m’ont permis d’être capable de jouer les dérangements gazeux, en appliquant la méthode des souvenirs sensorielle.
Q 3 : Une pétition a circulé pour qu’on vous laisse dans l’espace. Cela a-t-il affecté votre jeu?
Je ne lis jamais les journaux à potins. Ce serait pour moi comme essayer de lire dans mon papier-cul.
Q 4 : Votre béret a été aperçu flottant au dessus du Kremlin. Pourquoi?
Ah! Ah! Ah! C’est une vieille histoire qui s’apparente un peu au « Sasquatch »
ou à « Nessie ». Je ne la démentirai pas.
Q 5 : Vous avez dit à votre retour « Dieu est partout, Ze Mime aussi ». Est-ce vrai?
Je crois fermement que dans le coeur de tout le monde, il y a : Un rêveur déçu, un magicien attendu, un clown triste, une contortionniste brisée, un acrobate blessé, un « bull-rider» handicapé et un mime analphabète.




