Archive pour février 2010

Le Mime en entrevue : Ze Curling

Lundi 22 février 2010

Q 1 : Ze Curling est une façon de représenter le poids du mime sur l’humanité, plus lourd que la pierre, plus lourd que la pression olympienne, il perce la glace. Avez-vous déjà fait de la pêche sur glace?

Être mime, oui c’est très lourd. Mais non je n’ai jamais pêché sur la glace.
Le reste, je veux pas en parler. C’est personnel.

Q 2 : Est-ce que le mouvement fluide de la pierre sur la glace vous complexe?

On m’a déjà dit que j’avais un coeur de pierre. C’est pourquoi je recherche une certaine fluidité dans le mouvement. Mais, dans ce domaine, la pierre au curling est dure à battre. Alors, oui, c’est la métaphore abordée dans ce sketch.

Q 3 : Que pensez-vous des cibles?

On est tous la cible de quelqu’un. Et quand c’est pas des autres, c’est de nous même. Je crois que ça décrit bien l’époque dans laquelle on vit.

Le Mime en entrevue : Ze Biathlon

Lundi 15 février 2010

Q 1 : Ze Biathlon est de toute évidence un hommage à la pensée de Pierre de Coubertin qui a dit  «L’important dans la vie ce n’est point le triomphe, mais le combat, l’essentiel ce n’est pas d’avoir vaincu mais de s’être bien battu ». Quel rôle joue Pierre de Coubertin dans votre quotidien de mime?

Pour moi Pierre, c’est un être mythique. Un peu comme le Minothaure dans son labyrinthe. C’est très mélangeant de faire deux choses à la fois.
Pierre de Coubertin, lui, il a eu de la misère,
Mais il a quand même le nom d’une rue qui donne sur un stade avec un toit rétractable qui marche pas. De même que le mime qui skie mal et tire mal.

Q 2 : Les biathlètes sont élites au tir, ils sont tireurs d’élite. En quoi le Mime est-il élite et/ou en quoi le Mime est-il tireur?

De base, le mime est bi. Mais pas bi comme dans bi-chose là, mais bi-sportal.
Donc, il fait du ski et ça adonne qu’il tire. Pour ce qui est de l’élite, je ne sais pas de quoi tu parles.

Q 3 : Est-ce que tirer sur d’autres mime vous procure quelconque jouissance?

(Réfléchit longtemps)…Non… Puisque l’être tiré, c’est le même que l’être qui tire.
Et que de dire «celui kill dit, celui killé» n’a jamais apporté de jouissance à qui que ce soit. En fait, j’adore être plus qu’un mime à la fois.
Dans les films d’horreur, le diable dit souvent: Je suis «Légion».
Dieu dit un peu aussi la même chose, mais dans des films bibliques. Ça m’a toujours fasciné.
C’est mon héritage et je m’en sers.

Le Mime en entrevue : Ze Saut à Ski

Samedi 13 février 2010

Q 1 : Ze Saut à Ski est une métaphore sur la liberté. Expliquez?

D’abord, oui… mais, jusqu’où la liberté. C’est là qu’on aborde aussi la thématique
de l’euthanasie. Peut-on choisir le temps de sa mort et l’apprécier.

Q 2 : On raconte que le carburant solide sera ajouté à la liste des produits dopant interdit. Vous sentez-vous visé par cette mesure?

Je suis heureux qu’on en parle.

Q 3 : Vous avez mangé votre médaille en l’honneur de votre Grand-Mamamime lors de la cérémonie de remise des médailles?

Vous êtes mauditement bien renseigné… Oui, c’est une gageure que j’ai faite avec ma mère. Ma grand-mère est compulsive. Je savais que ça la calmerait. Malheureusement, j’ai «choké» sur la médaille et on a dû passer la nuit à l’urgence.

Le mime en entrevue : Ze Ping Pong

Mardi 2 février 2010

Q 1 : Ze Ping Pong est une métaphore sur la défaite de l’homme par l’homme. Comment le mime vit-il avec la défaite infligée par le mime?

Comme le dit le dicton hébreux, «In Defectum Fectum». La défaite fait l’homme. Ce qui veut dire, c’est en perdant qu’on apprend à gagner. Dans la mesure où on ne perd pas constamment.

Q 2 : Est-ce vrai qu’un mime doit avoir de gros poignets?

À bon poignet, on porte main forte… Ça c’est une fille de Mascouche qui m’a dit ça. Mais dans le cas du mime. Peu importe le poignet, tant qu’il y a une main au bout, il y a possibilité de mime. Sinon on double l’incompréhension. Il faut imaginer: et la main et ce qu’elle fait.

Q 3 : On dit que vous n’avez pas autorisé les dons d’organes de peur qu’on vous les prélève à la fin des épisodes. Est-ce une légende urbaine?

Non… Les salauds, ils ont défoncer ma porte à plusieurs reprise, croyant trouver un cadavre, mais je suis toujours là. Car comme le dit le dicton montagnais: c’est à la fin de la foire qu’on compte les bouses.